Vampires (art.13)

Vampires (art.13)
Un vampire à part, et le plus intéressant: le vampire psychique

Les Vampires Psychiques sont des gens qui ont la capacité de vider l'énergie en toutes ses formes. les Vampires Psychiques ont la capacité de vider les autres de leurs forces d'énergie. Cela signifie également qu'un tel individu peut par la résistance vider quelqu'un de ses pensées, de ses émotions, de sa force vitale, mentales et physiques.

Environ 40 pour cent des Vampires Psychiques le font automatiquement sans destiner ou sans se rendre compte qu'ils le font. Chacun a connu ou connaîtra une personne comme ceci, que ce soit un enfant, de même qu'un parents, un amoureux ou un ami. Peu importe combien d'heure vous dépensez avec eux, vous vous sentez toujours fatigué et faible quand ils partent. Les 60 autres pour cent le font ainsi avec une intention. Certains le font juste pour augmenter leur propre puissance, alors que d'autres le font comme un jeu, pour voir combien ils peuvent en prendre.

Le Vampire Psychique peut sentir les autres de sa race et parfois les attaquer mentalement juste pour voir si la victime le sent ou réagit à lui. Il apprécie la chasse et aime le défi, quand la victime le sent et essaye de bloquer son pouvoir. Alors ça devient plus qu'une bataille de volonté. Il n'y a aucune magie attachée à ceci, c'est une énergie pure et une force mentales et psychiques de volonté. La croyance régnante sont les attaques de Vampire Psychique à partir de voyages astraux, contrôlant l'état astral et le corps astral. En faisant ainsi, il peut lancer une attaque sur le corps astral de n'importe qui. En général et naturellement, il y a des exceptions à tout, la plupart des Vampires Psychiques sont considérés comme des négatifs. La plupart des Vampires Psychiques savent très peu que les énergies qu'ils canalisent pourraient sérieusement blesser la proie. Particulièrement si la victime est affaiblie par la maladie, les dommages sont fatals dans un état mental diminué dû à la maladie mentale, à la maladie physique ou à la dépression grave. Par l'alimentation sur ces victimes, la perte d'énergies physiques et mentales à l'extrémité peut causer la mort. On croit que le Vampire Psychique essaye de se rendre immortel en empêchant la "deuxième mort". La deuxième mort étant la mort du corps astral peu de temps après la mort du corps physique. Le Vampire Psychique essaye de gagner son immortalité en tirant l'énergie physique, la force vitale et la résistance physique de ses victimes dans les proportions qu'il espère amasser pour assurer sa survie et la force de son corps astral après l'arrivée de la mort physique. Si cet état d'énergie physique accrue du corps astral est suffisante, le corps astral du Vampire Psychique pourrait probablement être libéré, sur la mort du corps physique, mais en mettant à jour sa propre "vie" séparée. Ce faisant, le corps astral du Vampire Psychique serait alors libéré pour continuer le tirage des énergies des corps astraux et physiques des vivants restants. Dans un sens, il gagne une véritable immortalité.

Des Vampires Psychiques ne réalisent pas qu'ils vident les gens proches d'eux de leurs énergies. On pense que ces personnes le font à un niveau non-conscient. Les énergies étant tirées de ceux qui sont autour de lui, peuvent être un procédé automatique de leurs propres corps astraux dans un effort de gagner la force pour préserver ou créer un état plus salubre pour son propre corps physique.
# Posté le vendredi 25 mars 2005 11:30
Modifié le vendredi 25 mars 2005 12:28

Vampires (art.12) S.R.fin

Vampires (art.12) S.R.fin
Conclusion locale:

Autrefois symbole d'altérité, le vampire est désormais humanisé, il représente une partie même de l'homme. Mais est-ce à dire que l'homme est de nos jours plus cruel ? Robert Baudry dans son intervention au colloque de Cerisy cite une phrase de Giono : « L'homme est par nature porté au mal » . Continuant : « il aime tuer. Nous sommes tous des loups, séduits par la fascination du sang, la vermeille beauté du liquide vital. L'homme est une créature naturellement cruelle ; cruor signifie sang. L'adage Homo homini lupus de Plaute, repris par Bacon et par Hobbes, nous pourrions le traduire ici par : l'homme est un vampire pour l'homme. L'homme ? La bête la plus malfaisante de la planète, la seule qui tue gratuitement sans nécessité vitale» .

Cette vision pessimiste de l'homme n'a évidemment pas pour but d'affirmer que tous les êtres humains sont de froids tueurs mais plutôt de constater que la violence est latente dans les sociétés humaines et que le vampire aurait en quelque sorte un rôle d'exutoire des pulsions de mort.

(fin des extraits de Sébastien Romera)
# Posté le vendredi 25 mars 2005 11:22
Modifié le jeudi 24 mai 2007 07:41

Vampires (art.11) S.R.

Vampires (art.11) S.R.
3.6 Le vampire comme questionnement sur notre vie et notre mort

Comme toute création imaginaire, le vampire prend son essence, ses origines, dans un besoin qu'a l'Homme de symboliser ses pulsions, ses interrogations. Et comme l'affirme Jean Marigny :
« Le vampire moderne continue à incarner métaphoriquement, comme les lamies de l'Antiquité et les morts-vivants de Transylvanie, toute la fascination et l'angoisse qu'inspirent en nous le sang, la nuit, la vie et la mort » .

C'est que le vampire, à travers le champ sémantique que l'on peut lui associer touche à quelques-unes des interrogations majeures de l'humanité. Depuis son origine, l'Homme n'a cessé de s'interroger sur sa place sur Terre. Quelle est son origine ? quels seront son devenir et sa fin ?
Le vampire transcende ces questions car il représente l'Homme aux pulsions exacerbées. Lui ne peut mourir, sa beauté est éternelle, lorsqu'il aime, il aime à la folie, lorsqu'il hait c'est exagérément. Pulsions humaines et vampiriques sont du même acabit sauf que chez le vampire, elles sont extrêmes.
« L'état vampirique est de plus ressenti comme fascinant en ce qu'il propose de transgresser la loi humaine sur le meurtre et l'inceste, qui en sont deux fondements. En outre il propose une initiation par un « père/amant » qui est en même temps géniteur et gourou, ce qui semble porter les sentiments vers l'incandescence passionnelle. Par là cet imbroglio permet de rêver sur la jouissance et la participation en toute conscience à la fameuse « scène primitive », ici d'un nouveau genre, celle où l'on assiste à sa propre conception » .
Une phrase dans Vampire Junction est riche en enseignements : « ce que la figure du vampire permet d'affronter n'est qu'un fragment de ton moi le plus profond ... ton désir de mort ».

Ainsi tel que nous avons pu le voir à travers différents passages d'œuvres écrites par d'éminents spécialistes du sujet vampirique, la richesse symbolique du vampire est grande. A travers ce monstre, l'Homme se pose de nombreuses questions ; vie, mort, amour, inceste, meurtre ; évidemment le vampire ne peut répondre définitivement à aucune de celles-ci. Tout au plus, permet-il à chacun d'y réfléchir.
Quant à la raison de la présence de l'Homme ici-bas, elle n'a pas encore été trouvée.
# Posté le vendredi 25 mars 2005 05:28
Modifié le jeudi 24 mai 2007 07:41

Vampires (art.10) S.R.

3.5 Ouverture vers un nouveau terrain d'expression pour les vampires : les jeux de rôles

De fait, à travers l'énumération des modifications subies par le vampire, nous pouvons constater combien le thème a évolué ; d'objet de terreur, le vampire est devenu objet de fascination, alors qu'avant, être mordu par lui et par la même devenir soi-même un vampire était considéré comme une malédiction, un glissement s'est effectué, car maintenant le vampire choisit qui le rejoindra dans la non-vie. Et c'est là chose importante car cela sous-entend que celui qui devient vampire est favorisé, il est jugé digne de faire partie de « l'élite ». La fascination est troublante, car pourquoi admirer une créature qui donne la mort autour de soi ?

Dans Vampire, The masquarade, un jeu de rôle sorti en 1991 en version anglaise et en 1992 dans sa traduction française sous le nom de Vampire, la mascarade, il est question de jouer un vampire. Souvent comparé au théâtre, le jeu de rôle n'est rien de plus qu'un ... jeu, un simple jeu, basé sur des règles et capable de réunir autour d'une table un groupe d'amis désireux de se divertir. Jeu de société par définition, le jeu de rôle – ou jdr – propose aux participants de construire ensemble une histoire dans laquelle chacun pourra intervenir. A la différence d'un livre, ou d'un film, l'histoire d'une partie de jeu de rôle n'est jamais vraiment écrite à l'avance.
Quels sont les thèmes prépondérants d'une partie de Vampire ?
Il est donné aux joueurs d'interpréter le « passage » de leur personnage, c'est à dire comment de mortels ils se sont éveillés à la vie nocturne ; nous tenons là l'un des moments forts du jeu puisqu'il est question d'une nouvelle naissance, une naissance qui comme la première change la perception du nouveau venu. C'est relativement explicite dans le jeu de rôle puisque les vampires récemment crées sont appelés nouveaux-nés.
Les nouveaux-nés comprennent très vite que leur salut passe par l'absorption de sang, leur « soif » est inextinguible et cela représente le principal de leur existence. Le sang a évidemment un rôle important dans une partie de La Mascarade, et bien qu'un des buts possibles pour un personnage soit de préserver son humanité, il lui sera difficile de ne pas céder à la « Bête », elle qui représente les instincts les plus bestiaux tapis en lui.
Vampire, la mascarade est définit dans le milieu « rôlistique » comme gothique, l'univers de jeu développé est sombre, les joueurs doivent être capable de jouer un personnage complexe car le vampire vit dans la société humaine, mais il en est aussi complètement étranger car son immortalité et sa soif de sang le rendent maudit.

Il pourrait être intéressant de développer plus profondément la recherche sur les vampires en interrogeant des joueurs, voir ce qui les poussent à s'identifier à une créature de la sorte. Cela pourrait s'appliquer aux joueurs de jeux de rôles sur table mais aussi à ceux qui jouent en grandeur nature. Ainsi à travers des entretiens, il serait possible de constater un éventuel fond commun de croyances, de réflexions sur l'Homme, de peur voire d'espoir, qui pourrait être à l'origine de l'intérêt porté aux créatures de la nuit
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# Posté le vendredi 25 mars 2005 05:23
Modifié le samedi 17 décembre 2005 06:00

Vampires (art.9) S.R.

Vampires (art.9) S.R.
3.4 La narration, de l'impersonnel au personnel

Sans doute l'élément le plus révélateur de l'évolution du vampire, le mode narratif des œuvres mettant en scène les buveurs de sang a changé. Comme l'a dit Jean Marigny lors du colloque de Cerisy, « les vampires que l'on rencontre actuellement dans les meilleurs romans ou les meilleurs films du genre sont devenus très différents de ce qu'ils étaient censés représenter vers la fin du XIXéme siècle. Ils ne sont plus nécessairement l'incarnation métaphorique de l'Autre que l'on craint et que l'on déteste comme chez Bram Stoker, mais des êtres sensibles qui nous ressemblent en dépit de leurs particularités et qui sont capables, comme nous d'aimer et de souffrir » .
Voilà bien ce qui diffère, le vampire change de statut et au lieu de garder son rôle unique de grand méchant, il parvient à gagner la sympathie du public, devenant le héros, celui qui survit à la fin de l'histoire et cela bien qu'il n'ait toujours pas arrêté son régime à base d'hémoglobine !

« Dans les textes de Somtow et de Rice, le vampire parle de lui et de ses problèmes, aussi bien quotidiens que métaphysiques - ce qui nous fait déboucher sur d'importantes richesses symboliques [...]. [le vampire] nous fait partager son expérience de la vie, et du sens qu'il lui donne. Ce renversement dans les conditions de la représentation modifie la figure traditionnelle du vampire : il acquiert une intériorité et une historicité (même mythologique). Il cesse donc d'être totalement un monstre. En effet, comme il accède à la parole, son univers intime comme sa vision du monde nous deviennent accessibles, il nous semble moins étranger » .

Le vampire est devenu plus accessible de par le fait qu'il devient le narrateur de son histoire, le vampire dit « je » là où avant il y avait un « il ». Dracula ne s'exprime pas, ce n'est qu'à travers les récits des autres personnages que l'on découvre des facettes de sa personnalité. Ou du moins de son comportement car ses motivations, les raisons intimes de ses actes ne nous sont pas livrées. D'ailleurs en aurait-il vraiment à nous livrer car il est tout simplement considéré comme inhumain ? Alors que Lestat parle directement au lecteur et exprime ses sentiments, ce qui le rend proche et humain, cela ne manque évidemment pas de le rendre bien plus sympathique. Ses considérations, ses doutes, ses joies, ses peines nous sont livrés.
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# Posté le vendredi 25 mars 2005 05:15
Modifié le jeudi 24 mai 2007 07:41